Le 26 févr.
→ Veynes
· Cinéma Les Variétés - Quai des Arts - 2 Avenue des Martyrs
Un film de Kelly Reichardt
Présentation du film et échanges après la projection
Réservation conseillée en ligne ou par tél au 04 92 58 15 27 aux heures d'ouverture du Quai des arts.
Tous publics
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
Ça s'est passé dans notre Hexagone à l'automne dernier : un spectaculaire cambriolage au musée du Louvre ! À quand le film ? En attendant, nous pourrons voir celui de Kelly Reichardt, braquage certes de moindre envergure (au musée municipal d'une petite ville du Massachusetts — ça ne vaut pas les bijoux de l'impératrice Eugénie) mais certainement tout autant rempli de péripéties… et avec au bout du compte une même question : qu'est-ce donc qui motive à voler une œuvre d'art ? Pour d'éventuelles réponses, lisez cet article de Radio-Canada ou… venez au cinéma voir The mastermind !
Agnès André
Pour commencer
Massachusetts, 1970. James, Américain moyen sans histoire, vit avec femme et enfants dans une tranquille banlieue. En quête de renouveau, il décide de cambrioler le musée municipal. Mais la réalité le rattrape. S'engage alors une cavale, sans retour en arrière possible…
Allons plus loin
The Mastermind — ou Le grand stratège en français — : énième film de braquage américain ?
Ce serait sans connaître la cinéaste qui, l'on se doutait bien, n'allait pas approcher ce registre de manière pop ou conventionnelle. Exit le frisson des roues sur l'asphalte et le cliquetis des flingues : nous ne sommes ni dans Ocean Eleven ni dans Reservoir dogs. Fidèle à son style plus contemplatif qu'haletant, Kelly Reichardt déconstruit le genre et lui ôte son sex-appeal spectaculaire pour signer un long-métrage qui se situe davantage entre le drame mélancolique et la comédie un brin loufoque, dans l'idée de croquer le portrait d'un homme fin connaisseur en art, mais qui a loupé le coche de l'American Dream et qui vit, légèrement névrotique, complètement à côté de son époque (la guerre au Vietnam, les luttes féministes).
Un humour narquois, voire teigneux, accompagne tout le long le portrait de cet anti-héros, aussi attachant que complètement irresponsable. Pour autant, le long-métrage, derrière ses airs potaches et ironiques, est imprégné des tensions de l'époque aux États-Unis. On grappille ainsi des images dérobées à la télévision qui témoignent de la gabegie de la guerre du Vietnam, encore très présente aujourd'hui dans l'inconscient mémoriel des Américains.
Devant cette expression de la faillite du modèle impérialiste des États-Unis à travers le monde — qui aurait très bien pu être de notre époque —, Kelly Reichardt dresse un portrait joyeux, rythmé, et enjoué de cette famille qui tente de conjurer la perte de sens dans la vie quotidienne et l'absence de perspectives.
Ce qu'en dit Muriel Joudet, critique au Monde
« C'est un drôle de film que j'ai déjà envie de revoir, car je ne sais pas ce que j'ai vu… On se retrouve un peu comme le héros, on traverse le film dans une sorte d'état grippal, on ne sait pas où on est… Et c'est souvent ce que travaille Kelly Reichardt, c'est cet état grippal qui intéresse la réalisatrice ! »
La réalisatrice
Kelly Reichardt, d'abord repérée avec le moderne et contemplatif Old Joy, s'est surtout fait connaître depuis quelques années pour ses portraits de femmes, de marginaux ou de militants. Sa manière de revenir au réel, loin des clichés et donc politique, a fait d'elle une cinéaste reconnue et attendue. En 2016, Ciné Mon Mardi avait présenté son film Certain Women (Certaines femmes) ; nous revoilà dix ans plus tard avec The Mastermind, présenté en sélection officielle l'année dernière à Cannes.
Agnès André
D'après France Culture, France Inter, Mondociné et ÀVoir-ÀLire.
Association Ciné mon Mardi
Récemment constituée, l'association Ciné mon Mardi vous propose des films d'auteurs, fictions et documentaires, choisis dans le patrimoine ou l'actualité du Septième Art, des ciné-débats et autres occasions de cinéphilie.
Nous tiendrons notre première assemblée générale courant 2026 et ce sera une occasion de mieux nous rencontrer. D'ici là, nous privilégions l'objectif, avec votre aide, d'inviter plus fréquemment des professionnels, critiques ou théoriciens du cinéma, aussi bien que des experts d'une thématique liée à un film. À cette fin, nous vous invitons à apporter votre soutien en devenant membres de Ciné mon Mardi. La cotisation pour l'année 2026 est à montant lbre à partir de 10€. L'adhésion pourra se faire bientôt en ligne mais vous pouvez d'ores et déjà adhérer en prenant contact lors des projections ou en écrivant à cinemonmardi@gmail.com.
Par ailleurs, les actions de Ciné mon Mardi devenant avec la gestion associative encore plus chronophages, l'équipe souhaite toujours, et d'autant plus, se renforcer. Si vous aimez le cinéma, si vous avez du temps à y consacrer, si vous avez envie de nous rejoindre, prenez contact.
Ça s'est passé dans notre Hexagone à l'automne dernier : un spectaculaire cambriolage au musée du Louvre ! À quand le film ? En attendant, nous pourrons voir celui de Kelly Reichardt, braquage certes de moindre envergure (au musée municipal d'une petite ville du Massachusetts — ça ne vaut pas les bijoux de l'impératrice Eugénie) mais certainement tout autant rempli de péripéties… et avec au bout du compte une même question : qu'est-ce donc qui motive à voler une œuvre d'art ? Pour d'éventuelles réponses, lisez cet article de Radio-Canada ou… venez au cinéma voir The mastermind !
Agnès André
Pour commencer
Massachusetts, 1970. James, Américain moyen sans histoire, vit avec femme et enfants dans une tranquille banlieue. En quête de renouveau, il décide de cambrioler le musée municipal. Mais la réalité le rattrape. S'engage alors une cavale, sans retour en arrière possible…
Allons plus loin
The Mastermind — ou Le grand stratège en français — : énième film de braquage américain ?
Ce serait sans connaître la cinéaste qui, l'on se doutait bien, n'allait pas approcher ce registre de manière pop ou conventionnelle. Exit le frisson des roues sur l'asphalte et le cliquetis des flingues : nous ne sommes ni dans Ocean Eleven ni dans Reservoir dogs. Fidèle à son style plus contemplatif qu'haletant, Kelly Reichardt déconstruit le genre et lui ôte son sex-appeal spectaculaire pour signer un long-métrage qui se situe davantage entre le drame mélancolique et la comédie un brin loufoque, dans l'idée de croquer le portrait d'un homme fin connaisseur en art, mais qui a loupé le coche de l'American Dream et qui vit, légèrement névrotique, complètement à côté de son époque (la guerre au Vietnam, les luttes féministes).
Un humour narquois, voire teigneux, accompagne tout le long le portrait de cet anti-héros, aussi attachant que complètement irresponsable. Pour autant, le long-métrage, derrière ses airs potaches et ironiques, est imprégné des tensions de l'époque aux États-Unis. On grappille ainsi des images dérobées à la télévision qui témoignent de la gabegie de la guerre du Vietnam, encore très présente aujourd'hui dans l'inconscient mémoriel des Américains.
Devant cette expression de la faillite du modèle impérialiste des États-Unis à travers le monde — qui aurait très bien pu être de notre époque —, Kelly Reichardt dresse un portrait joyeux, rythmé, et enjoué de cette famille qui tente de conjurer la perte de sens dans la vie quotidienne et l'absence de perspectives.
Ce qu'en dit Muriel Joudet, critique au Monde
« C'est un drôle de film que j'ai déjà envie de revoir, car je ne sais pas ce que j'ai vu… On se retrouve un peu comme le héros, on traverse le film dans une sorte d'état grippal, on ne sait pas où on est… Et c'est souvent ce que travaille Kelly Reichardt, c'est cet état grippal qui intéresse la réalisatrice ! »
La réalisatrice
Kelly Reichardt, d'abord repérée avec le moderne et contemplatif Old Joy, s'est surtout fait connaître depuis quelques années pour ses portraits de femmes, de marginaux ou de militants. Sa manière de revenir au réel, loin des clichés et donc politique, a fait d'elle une cinéaste reconnue et attendue. En 2016, Ciné Mon Mardi avait présenté son film Certain Women (Certaines femmes) ; nous revoilà dix ans plus tard avec The Mastermind, présenté en sélection officielle l'année dernière à Cannes.
Agnès André
D'après France Culture, France Inter, Mondociné et ÀVoir-ÀLire.
Association Ciné mon Mardi
Récemment constituée, l'association Ciné mon Mardi vous propose des films d'auteurs, fictions et documentaires, choisis dans le patrimoine ou l'actualité du Septième Art, des ciné-débats et autres occasions de cinéphilie.
Nous tiendrons notre première assemblée générale courant 2026 et ce sera une occasion de mieux nous rencontrer. D'ici là, nous privilégions l'objectif, avec votre aide, d'inviter plus fréquemment des professionnels, critiques ou théoriciens du cinéma, aussi bien que des experts d'une thématique liée à un film. À cette fin, nous vous invitons à apporter votre soutien en devenant membres de Ciné mon Mardi. La cotisation pour l'année 2026 est à montant lbre à partir de 10€. L'adhésion pourra se faire bientôt en ligne mais vous pouvez d'ores et déjà adhérer en prenant contact lors des projections ou en écrivant à cinemonmardi@gmail.com.
Par ailleurs, les actions de Ciné mon Mardi devenant avec la gestion associative encore plus chronophages, l'équipe souhaite toujours, et d'autant plus, se renforcer. Si vous aimez le cinéma, si vous avez du temps à y consacrer, si vous avez envie de nous rejoindre, prenez contact.
Plein tarif : 5,50€
Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €.
Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €.
Modes Paiement
Chèque, EspècesGratuit
NonComplement
Plein tarif : 5,50€Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €
Jeudi 26 février 2026 à partir de 20h30.










